LUNÉVILLE – Rave party sauvage à Lunéville : 2.500 raveurs sous haute surveillance

Entre 2.500 et 3.000 personnes se sont rassemblées dans une usine désaffectée de Lunéville pour une rave party sauvage à l’occasion du passage à la nouvelle année.

Album photo de L’Est Républicain : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2018/01/01/la-rave-party-sauvage-en-images

 

01/01/2018. 17h15. La préfecture dresse un bilan du week-end

Dans un communiqué diffusé en fin de journée, la préfecture de Meurthe-et-Moselle revient sur le dispositif autour de cette rave party. “La manifestation a pu être sécurisée avec l’appui des forces de sécurité intérieures”, se félicite-t-elle. “Jusqu’à 100 fonctionnaires de police ont été mobilisés” et “aucun incident majeur n’a été à déplorer”, poursuit l’administration. A noter que des contrôles renforcés de police et de gendarmerie (alcool et stupéfiants) ont été mis en place sur le secteur du Lunévillois depuis la mi-journée.

L’événement a rassemblé entre 2.500 et 3.000 personnes.

 

01/01/2018. 13h15. La sono est coupée, la fête se termine

Les raveurs quittent doucement le site de l’ancienne usine Trailor, où la musique s’est arrêtée sans problème dans les différents entrepôts. Ceci après l’intervention d’une délégation emmenée par le directeur de cabinet du préfet, Morgan Tanguy, le directeur départemental de la sécurité publique, Nicolas Jolibois et  les deux maires de Lunéville et Moncel.

Les “teufeurs” sont invités à se reposer avant de prendre la route, des contrôles de police et gendarmerie  pouvant être mis en place à proximité du site. Au final, pas de gros débordements, onze évacuations vers l’hôpital de Lunéville et une situation globalement bien maîtrisée, reconnaît le directeur de cabinet du préfet. Le site devrait normalement être évacué par les organisateurs avant ce soir.

Photo ER/C.A.

01/01/2018. 10h30. La musique s’arrêtera-t-elle à midi ?

En mairie de Moncel-lès-Lunéville, ce matin, Jacques Lamblin et Vincent Vauthier le répétaient : “Notre objectif est d’obtenir impérativement que la musique s’arrête à midi. A chaque rencontre que nous avons eu avec eux, les organisateurs nous l’ont assuré, mais ce qu’il faut, c’est leur montrer que nous avons les moyens de notre politique”, argumente Jacques Lamblin. “Il faut que les forces de l’ordre soient significativement présentes pour leur montrer la volonté de l’État de faire respecter les engagements qu’ils ont pris hier”.

Les sapeurs-pompiers, la Protection civile et les personnels de la Fédération française de sauvetage et de secourisme ont pris en charge 40 raveurs cette nuit, 11 ont été évacués sur l’hôpital de Lunéville. Un personnel de la Protection civile a reçu des coups et a été blessé.

Un feu d’artifice a marqué le début de la nouvelle année au niveau de l’entrepôt situé à proximité des Cités Cécile, “dont les habitants ont été les plus impactés par la musique”, fait remarquer le maire de Lunéville.

19h30. 2 000 “raveurs” sous haute surveillance

Un point vient de se terminer en mairie de Moncel-lès-Lunéville, où la cellule de crise est activée. Police, gendarmerie, sapeuers-pompiers et élus ont échangé sur la situation : les raveurs ne sont pas aussi nombreux qu’attendus, un peu moins de 2.000, beaucoup sont arrivés toute la journée à Lunéville par le train.

Le capitaine Schmitt a confirmé que de nombreuses patrouilles tourneront toute la nuit, rejointe par une demi-compagnie de CRS  de Dijon. Si le bruit courait que la rave party se prolongerait jusqu’à mardi, il semble qu’elle doive plutôt se terminer ce lundi. C’est en tout cas le souhait des deux maires de Lunéville et Moncel, qui veulent que le terrain soit dégagé pour le milieu de l’après-midi.

“Pour les riverains surtout”, fait remarquer Jacques Lamblin, “notamment ceux des Cités Cécile dont les maisons vibrent”. Les raveurs ont installé des murs d’enceintes dans quatre entrepôts de l’ancienne usine Trailor. ” Nous allons faire le dos rond en espérant que la nuit se passe le moins mal possible”, a conclu le maire de Lunéville.

 

17h10. La préfecture fait le point sur le dispositif de sécurité

Dans un communiqué, la préfecture de la Meurthe-et-Moselle fait le point sur le dispositif mis en place : “Les forces de sécurité intérieure sont déployées à proximité afin de sécuriser d’une part la zone commerciale attenante, d’autre part les zones pavillonnaires”, assure la préfecture. “Une cellule de coordination à Moncel-les-Lunéville sera activée à compter de 18h30, réunissant l’ensemble des forces de sécurité civile et intérieures et sera maintenue autant que nécessaire”.

En outre, des contrôles renforcés de police et de gendarmerie sont effectués sur le secteur depuis la mi-journée et jusqu’au terme de l’événement.

15h30. La préfecture et les maires sur place

Ils sont pour l’heure un peu plus de mille raveurs sur le site de l’ancienne usine Trailor à Lunéville. Le maire Jacques Lamblin, Vincent Vauthier, son homologue de Moncel-lès-Lunéville, où sont situés une partie des terrains occupés par les raveurs, se sont rendus sur place avec le directeur de cabinet du préfet, le directeur départemental de la sécurité publique, l’Agence régionale de la santé, le chef de la circonscription de police de Lunéville, plusieurs élus des deux communes et le promoteur privé.

“Comme nous sommes mis devant le fait accompli, notre objectif est de faire que ces prochaines heures se passent le mieux possible”, déclare Jacques Lamblin, qui a appris à 2h du matin l’organisation d’une rave party sur son territoire. Des mesures ont été prises sur le site, où un poste médical avancé vient d’être installé par les sapeurs-pompiers. Les policiers y sont également présents. Le service des urgences de l’hôpital de Lunéville a été prévenu, et la voie de chemin de fer passant derrière les anciens bâtiments Trailor, la SNCF a demandé à ses conducteurs de ne pas dépasser les 20 km/h à cet endroit. Les organisateurs ont pour leur part sécurisé les fosses des anciens ateliers et une partie du site.

 

15h. Le maire de Lunéville “consterné”

Sur Facebook, le maire UMP de Lunéville, Jacques Lamblin, fait part de sa “surprise et sa consternation”. “J’ai été avisé à 4 heures du matin, par Vincent Vauthier, Maire de Moncel qu’une rave-party s’organisait sur le site de Trailor”, ajoute-t-il. Avec son collègue, il a “exigé”, l’ouverture d’une cellule de crise.

L’arrivée d’un convoi de plusieurs centaines de véhicules a été signalée aux gendarmes de la compagnie de Lunéville vers minuit cette nuit. Il arrivait de Rambervillers, dans les Vosges, et se dirigeait vers Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, où les raveurs affluent depuis ce matin sur l’ancien site Trailor, inoccupé depuis la fermeture de l’usine.

Plusieurs milliers de jeunes sont attendus jusqu’à mardi dans cette zone, où se succèdent plusieurs bâtiments en mauvais état, au sein desquels les organisateurs ont installé des murs d’enceinte.

Des raveurs venus d’un peu partout en France, mais aussi d’Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas et d’Italie. La superficie du lieu permet aux voitures de se stationner dans l’enceinte de ce terrain appartenant à un promoteur privé.

Le passage à la nouvelle année va s’y vivre au son de la techno distillée par des DJ ou des livers. « Nous sommes là pour partager du bonheur et diffuser de bonnes vibrations », dit Kevin, l’un des organisateurs, qui vit sur la route depuis 6 ans maintenant dans un camion aménagé. « Le concept est simple : à chacun de se gérer pour le boire et le manger », ajoute le pâtissier.

La rave party du Nouvel An ne passe pas inaperçue à Lunéville, l’ancien site Trailor étant situé à proximité d’une grande zone commerciale, où les Lunévillois effectuent leurs dernières courses ce dimanche.

Policiers, sapeurs-pompiers et secouristes de la Croix-Rouge sont sur les lieux.

 

Photo ER/C.A.

Soure : L’est Républicain > http://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2017/12/31/rave-party-du-nouvel-an-a-luneville