PETITION CONTRE LA PROPOSITION DE LOI ANTI-FÊTE LIBRE DES « REPUBLICAINS »

FREE PARTIES : SOUND SYSTEMS, PUBLIC ET  ACTEURS ASSOCIATIFS TOUS SOLIDAIRES.

PETITION CONTRE LA PROPOSITION DE LOI ANTI-FETE LIBRE DES « REPUBLICAINS ».NOUS N’IRONS PAS EN PRISON POUR VOUS AVOIR FAIT DANSER !

Une proposition de loi portée par 27 députés LR de l’opposition vient d’être déposée à l’assemblée. Elle vise à renforcer les sanctions déjà sévères que nous, organisateurs de fêtes techno de plus de 500 personnes, encourons quand nous ne les déclarons pas en préfecture.

Aujourd’hui, nous risquons 1500 euros d’amende et la saisie de notre matériel, temporaire ou définitive. Ce projet veut porter l’amende à 3750 euros, faire passer de 6 mois a un an la durée de saisie du matériel sans procès et surtout, nous condamner à 3 mois de prison !

Le texte intégral de la proposition.

Selon les députés, le but de cette loi est de nous empêcher de mettre en danger notre public, d’éviter les nuisances sonores et l’occupation de terrains sans autorisation. C’est vrai, il y a un sujet « free party ». Sur les 1 000 fêtes de plus de 500 personnes qui ont lieu chaque année, seules 2 ou 3 sont déclarées. Pourtant elles se passent très majoritairement bien. Exceptionnellement, cela dérape : un terrain agricole est abimé par les pieds des danseurs et les passages de véhicules, un excès d’alcool, un accident sur la route. La fête est une mise en danger, c’est une réalité que nous combattons tous au quotidien.

Mais la raison de ces défauts de déclarations, ce n’est pas l’amour du risque mais plutôt le fait qu’aucune commune n’est prête à accueillir nos manifestations et que très peu de propriétaires souhaitent louer leurs terrains. Du coup, les préfectures ont plutôt tendance à botter en touche et laisser faire sans intervenir quand une fête se prépare.

Sur le terrain, le dialogue reste de rigueur. Nous échangeons avec les forces de l’ordre qui ne sévissent que dans 3% des cas. Les associations de réduction des risques font leur possible pour diffuser leurs messages et quand c’est nécessaire, secouristes et pompiers renforcent le dispositif.

Que ce se passera t’il si nous risquons 3 mois de prison ? Ceux d’entre-nous qui prendront le risque s’enfonceront dans la clandestinité, se protègeront et seront protégés par le public. La présence de la moindre autorité sur place sera synonyme de tensions et des moyens de police importants seront nécessaires là ou un simple dialogue peut faire baisser le son ou déplacer la fête quand elle présente un risque. Seront aussi compromis les contacts avec les associations de réduction des risques ou les pompiers car ils présenteront un danger pour nous. Appeler les secours en cas de problème ne sera plus un réflexe comme à l’heure actuelle, mais un vrai risque.

Pour ceux que cette loi fera reculer, ce sera l’abandon d’une activité culturelle, généreuse et altruiste. La perte d’un lien social fort et un coup violent contre une culture riche qui existe depuis le début des années 90.

Alors, Messieurs Le Fur et consorts, si vous aimez l’ordre et la santé, plutôt que de proposer des lois inutiles et dangereuses, venez à notre rencontre, proposez nous des terrains, des champs ou faire nos fêtes, des moyens pour sécuriser nos manifestations. Découvrez cette culture, écoutez ses artistes, voyez ses danseurs et le travail des bénévoles qui la font vivre au lieu de vouloir les emprisonner !

Nous signataires de cette pétition demandons donc solennellement aux députés et sénateurs de rejeter cette proposition de loi dangereuse et de faire prévaloir la concertation sur la force dans le dialogue avec la jeunesse de votre pays !

https://www.change.org/p/freeform-petition-contre-le-projet-de-loi-anti-fete-libre-des-republicains

 

Source : FreeForm > https://www.facebook.com/assofreeform/